Entrepreneuriat : Le Dr Djonko « Mange-lapin » booste les ambitions des étudiants de l’ESCA à Bafoussam

Le campus de l’École Supérieure La Canadienne (ESCA) de Bafoussam a vibré, ce jeudi, au rythme d’un partage d’expérience hors du commun. Le Dr Charles Djonko, figure de proue de la cuniculture au Cameroun et promoteur du label « Mange-lapin », a tenu une conférence magistrale devant un auditoire d’étudiants captivés par son parcours atypique.
De l’amphithéâtre à la ferme, il n’y a qu’un pas… ou plutôt une vision. C’est le message central porté par le Dr Djonko lors de son échange avec la jeunesse estudiantine de l’ESCA. Entre théories académiques et réalités du terrain, l’expert a déconstruit les mythes de la réussite facile pour offrir une feuille de route pragmatique aux futurs entrepreneurs.
 
Sortir du « Mythe de la Passion »
Face aux étudiants, le Dr Djonko a d’emblée cassé les codes : « On ne se lance pas dans un secteur parce qu’on est passionné. On se lance parce qu’on en maîtrise les rouages ». Pour lui, si la passion est le carburant, la maîtrise technique est le moteur. Il a exhorté les jeunes à ne pas brûler les étapes et à se former rigoureusement avant d’investir le moindre franc CFA.
 
Les 3 piliers de la réussite selon « Mange-lapin »
Durant son entretien, il a articulé son propos autour de trois pré-requis indispensables :
  1. La discipline personnelle : L’entrepreneuriat n’est pas une liberté totale, mais une rigueur de chaque instant.
  2. L’observation du besoin local : Le label « Mange-lapin » est né d’un constat simple sur la consommation de viande saine. L’entrepreneur doit être un “solutionneur” de problèmes.
  3. L’audace de rester : Dr Djonko a réitéré son appel au « Stay to Africa », encourageant les étudiants de l’ESCA à voir dans les terres de l’Ouest et du Cameroun un gisement d’opportunités plutôt que de chercher l’eldorado ailleurs.
 
Un modèle de réussite « Made in Cameroon »
Enseignant devenu magnat de l’agropastoralisme, le Dr Djonko a utilisé son propre exemple pour prouver que le doctorat n’est pas un frein au travail de la terre, mais un levier intellectuel pour moderniser l’agriculture. Son label, qui fournit aujourd’hui une viande de lapin de qualité supérieure, est la preuve vivante que la méthode scientifique appliquée à l’élevage produit des résultats exceptionnels.
La conférence s’est achevée par une session de questions-réponses dynamique, où les étudiants, visiblement boostés, ont pu obtenir des conseils directs sur leurs projets de création d’entreprise.
En quittant l’ESCA, le Dr Djonko laisse derrière lui une pépinière de futurs entrepreneurs conscients que le succès ne dépend pas de la chance, mais d’une préparation minutieuse. À Bafoussam, l’esprit “Mange-lapin” commence déjà à faire des émules.

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